Coin poésie

Sur cette page sont publiées certaines de mes poésies ou textes généralement écrites à mon adolescence.

Ils n'ont jamais été publiés peut-être par pudeur ... Il y a aussi une certaine naïveté, humour peut-être aussi dans l'écriture et la manière de penser. 

Je tente donc le coup aujourd'hui pour en publier quelques uns. 

Attente

De raison

Tout le monde attend

Attend quoi pourquoi

La vie est faite d'attente

D'un jour nouveau

D'une nouvelle heure

D'un nouveau repas

Même le travailleur attend son dimanche

Aussi le vieillard attend son heure

On s'attend aussi pour s'aimer

Même une mère attend un enfant

Et un joueur de pétanque attend son tour

Comme aussi le chien attend son maître

Même les idéalistes attendent leur révolution

Ce que le monde est patient 

Souvenir

Elle m’a embrassé sur la joue

Je restai immobile

Moi, étonné de ce petit geste sincère

Non çà n’était pas de l’amour

Mais une envie pure et simple

C’était sincère

Elle avait des problèmes

Elle avait sa solitude

Seule contre toutes les tempêtes

Qui se déchainent contre elle

 

Les cheveux frisés gonflants et sauvages

Le regard perdu même un peu humiliée

Jean délavé et rapiécé

Elle m’a dit toi ce n’est pas pareil

Je n’ai pas réagi

 J’avais peut-être mal entendu je n’étais pas sur

Maintenant j’en suis sur et c’est trop tard

 

Un jour elle rentra en classe

En ayant mis du vert à ses lèvres

Je me suis dis çà va pas

Puis toujours en retard j’avais compris

Que c’était sa façon à elle de s’extérioriser

De montrer qu’elle n’était pas d’accord

De dévoiler son anticonformisme

Qu’on disait âge de raison

Moi maintenant je dis

Envie de vivre de simplicité d’éclater tout bonnement

 

Dès que l’on comprend les choses

 On s’aperçoit qu’il est toujours un peu tard

Pour bien faire pour se rattraper

On regrette on a des remords

Et c’est parfois mortel

 

Alors encore une fois quand on a des remords

Pour des choses passées

Pour des détails que l’on a manqué

Par impuissance ou lâcheté

Moi je dis que l’on a toujours l’âge de raison

Des rayons de soleil s'évadent

De ta bouche cerise

L'atmosphère flou adoucit

Les traits de ton visage tendrement

Et tes yeux creusent mon âme intimidé

Tu es souvenir présent

Prédominant mon espace, ma mémoire

Je t'accroche au plafond

Pour mieux me pénétrer dans toi ton regard

Couché calme avec peut-être un regret

Celui de ne pouvoir atteindre tes cheveux sauvages

Je te suis reconnaissant

D'avoir comblé ma solitude d'homme

Dans le creux de tes mains ta vie

Je cherche à être moi dans mon silence

Qui te parle

Me répondrai tu à mon invitation d'amour

A mon âme d'étranger d'un passant

Il me semble avoir entrevu une de ces étoiles rare et précieuse

Qu'il faut garder pour soi

Retenir l’essentiel

Faisant que l'on n'est plus étranger

Regard étoilé

Bouche cerise

Dents sourire surpris au vol

Humide

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Des passants langoureux

Marchent tête baissée

Sur un tapis de feuilles plissées

Des platanes nus et malheureux

Pas un oiseau ne vole

Sous cette obscurité damnée

Pas un insecte sur le sol

Mouillé et nettoyé

Le long des trottoirs ruissèle

Cette eau venue du ciel

Et d'un bruissement continu

Descend rapidement l'avenue

Sous ce ciel lourd et noir

Là sur les collines environnantes

On peut sans peine apercevoir

La fumée des chaumières tourbillonnante

Ainsi cette fraîcheur matinale

Enveloppe l'atmosphère banal

Du vieux village breton

Ou souvent il pleut me dit-on

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